Acheter un bien immobilier ! Oui, mais pouvez-vous encore emprunter ?

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L’observatoire crédit logement/CSA a publié cette semaine une étude qui démontre, qu’avec la hausse des taux, 21% des ménages finançables il y a deux ans ne le sont plus aujourd’hui. Les taux immobiliers s’établissent en octobre en moyenne à 5,15%, soit un retour au niveau de la fin 2001.

Depuis les plus bas atteint en 2005 (3,5% sur 25 ans), les taux n’ont cessé de remonter, diminuant d’autant la capacité d’emprunt des ménages. Parallèlement, la stricte application des conditions d’obtention d’un crédit, la crise financière et la perte de confiance rendent les banques beaucoup plus prudentes quant à l’octroi d’un prêt immobilier.

Les primo-accédants et les jeunes subissent de plein fouet l’application stricte des conditions de crédits par les banques. Pour obtenir une réponse favorable des banques, il faut maintenant au minimum 10% d’apport et de quoi payer les frais de notaires et les droits de mutation, ce qui est rarement le cas pour les moins de 30 ans. Parallèlement, les banques sont aujourd’hui réticentes à prêter sur des durées supérieures à 25 ans, ce qui réduit la capacité d’emprunt des jeunes actifs.

En 2006, le revenu médian des ménages français (50% des ménages gagnent moins et 50% touchent plus) s’établissait à 2263 euros selon l’Insee. Ce niveau de revenu ne permet pas d’emprunter plus de 120 000 euros avec un prêt de 25 ans considérant les taux actuels. Avec un apport personnel de 30 000 euros, le revenu médian des Français ne permet pas de s’offrir un bien d’une valeur supérieur à 150 000 euros (hors frais de notaire), soit un appartement T2 à Paris. Il y a un an, pour le revenu médian des Français et le même apport, le montant du bien acheté pouvait grimper jusqu’à 164 000 euros.

Si l’on prend en compte uniquement le salaire médian français qui s’élevait en 2006 à 1 470 euros par mois selon l’Insee, l’emprunt immobilier pour une personne seule ne peut dépasser 80 000 euros avec un prêt sur 25 ans au taux de 5,55% assurances comprises. Le salaire médian des Français permet tout juste d’acheter un studio à 100 000 euros à Paris (hors frais de notaire) avec un apport personnel de 20 000 euros.