Une baisse de 50% du marché immobilier ancien est-elle possible ?

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Encore une fois cette semaine les analyses tombent et se succèdent confirmant les unes après les autres que le marché immobilier ancien baisse et va continuer de baisser tout au long de l’année 2009, 2010 et peut-être plus.

Alors, la question qui se pose est très simple : est-ce qu’une baisse de 50% du prix des biens immobiliers anciens est-elle possible ?

En l’espace de dix ans, le parc immobilier ancien a connu une hausse fulgurante des prix d’environ 140% qui ne sait absolument pas accompagnée dune hausse du PIB et des salaires dans le même ordre de grandeur.

Quelles conséquences ? Et bien c’est simple, les ménages se sont endettés sur des durées plus longues, avec des crédits plus chers, rendant le coût de revient du bien immobilier acheté en moyenne à 1,5 fois le prix affiché sur le panneau de vente.

Malgré la baisse d’env. 10,9% du marché immobilier ancien en 2008, les primo-accédants ont de plus en plus de mal à réaliser leur première acquisition et les ménages propriétaires ne peuvent plus espérer vendre pour acheter plus grand sans escompter de rajouter des fonds propres ou en déménagement dans des zones d’habitation beaucoup moins onéreuses.

De plus en plus de professionnels révisent leurs anticipations de baisse de prix avec une moyenne avoisinant les 15 % en 2009 et d’env. 25 à 30% sur 2 ans mais cette baisse n’effacera néanmoins pas toute la courbe de hausse des prix depuis 2000.

Alors la baisse pourra t-elle être encore plus importante ?

Et bien personne ne peut vraiment le dire ! La crise économique que nous connaissant aujourd’hui est avant tout une crise de l’endettement.

En bref, nous avons tous vécu au dessus de nos moyens et désormais il va falloir revenir aux fondamentaux économiques en remboursant les dettes et en achetant les biens et produits que notre pouvoir d’achat nous permet réellement de nous offrir.

Bien que la baisse des taux dintérêt commence à resolvabiliser de nombreux particuliers avec un recul de 5,35% à 4,75% sur 15 ans et devrait encore reculer à 4,50% dans les mois à venir, ces signaux a priori positifs ne suffiront pas à relancer le marché immobilier.

Geoffroy Bragadir, fondateur du courtier en ligne Empruntis, a estimé cette semaine que la baisse des taux des crédits qui commencent à être répercutée par les banques ne suffira pas à relancer le marché immobilier.

Ce qui va peser le plus sur le marché immobilier en 2009, ce nest pas le taux des crédits immobiliers, mais la montée du chômage, le ralentissement de laugmentation des revenus des ménages et les pertes patrimoniales quils ont enregistrées.

Le retour à la croissance ne se fera pas sentir avant 2011 voire 2012 et la sortie de la crise sera lente et progressive ; une baisse importante des prix immobiliers est donc tout à fait plausible mais jusqu’à quel niveau ? Moins 50% ? A cet instant, personne ne peut vraiment écarter cette hypothèse …