Toitures végétalisées : une mutation écologique pour vivre différemment !

Largement répandues en Allemagne, les toitures végétalisées commencent à apparaître en France même si elles demeurent, encore aujourd’hui, toujours plus coûteuses à réaliser que les toitures traditionnelles.

A Paris, plusieurs établissements publics (équipements sportifs, crèches, écoles maternelles) des XIXième et XXième arrondissement en sont déjà pourvu et l’on estime qu’elles devraient représenter, en France, fin 2010, un million de mètres carrés. Au Canada, il n’est pas rare que les toits des bureaux soient transformés en potagers cultivés par les salariés…

Autant qu’une façon d’inventer la ville de demain, la multiplication des toits végétalisés est révélatrice de trois mutations. Une mutation esthétique, tout d’abord, déclenchée par Google Earth et les jeux vidéo en 3D qui ont permis d’appréhender l’espace par le haut et non comme traditionnellement à hauteur d’homme ou de façon souterraine (transports souterrains, réseau d’égouts).

Une mutation écologique ensuite qui, à l’instigation des associations, encourage et valorise la présence de nature en ville comme autant d’espaces de respiration et de modes de réenchantement du quotidien. Une mutation économique, enfin, qui incite à imaginer de nouvelles solutions, capables de préserver l’environnement en limitant les dépenses énergétiques.

Voilà qui vient nous rappeler qu’il suffit de modifier une des conventions de l’architecture urbaine pour voir toute notre manière de vivre repensée.

Patrick Chappey, Gererseul.com, pour Appart-Maison.fr