Immobilier : peut-on comparer la crise immobilière en 2009 à celle des années 1990 ?

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Comparée à la crise des années 1990, la crise actuelle est dune tout autre ampleur puisque ses causes sont beaucoup plus graves et touche toute l’économie mondiale.

Bien plus développée qu’il y a quinze ans, c’est toute une économie immobilière qui souffre alors que dans les années 1990, ce sont les programmes construits et invendus qui ont mis les banques en difficulté.

Aujourdhui en 2009 cest le schéma inverse qui semble se produire avec des banques qui ne financent plus les projets, et les promoteurs immobiliers qui préfèrent renoncer plutôt que de construire au risque de ne pas vendre. Lactivité est asphyxiée par le manque de crédits consentis aussi bien aux acquéreurs quaux professionnels.

Sur ce marché tétanisé, avec un stock encore négligeable de logements achevés et invendus (env. moins de 5.000), l’ajustement par les prix est pour le moment resté lent à s’opérer et devrait s’accélérer progressivement.

Tout le contraire de ce qui se produit en Espagne ou aux Etats-Unis, par exemple, où la nécessité de vendre des stocks pléthoriques a précipité la baisse des prix. Les logements américains ont perdu en moyenne plus de 25% de leur valeur par rapport au point haut de juillet 2007.

En France, les prix des logements anciens fléchissent depuis la fin de lété 2008 à un rythme annuel d’env. 10% selon les réseaux dagences Laforêt et Century 21 et les prévisions de baisse pour 2009 – 2010 oscillent entre 15% et 30%. Pour rappel, lors de la crise immobilière de 1990, les prix à Paris avaient baissé denviron 50 % en cinq ans.

Les symptômes d’une baisse des prix immobiliers semblent être similaires à ceux de la précédente crise des années 1990.

La récession économique accentue l’inquiétude créant une situation attentiste de la part des propriétaires acheteurs ou vendeurs et les primo-accédants sont évincés du marché puisqu’ils ne peuvent acheter même si les prix baissent de 10% car ils sont directement touchés par le chômage ou la stagnation des salaires.

La préoccupation première n’est plus la restriction du crédit, mais l’absence de confiance et la montée du chômage. La question d’acheter un logement ou d’en changer passe au second plan puisque les ménages cherchent avant tout à garder leur emploi et ne peuvent pas se projeter à six, neuf ou douze mois.

Économistes et professionnels de l’immobilier ne voient pas de sortie de crise avant 2011, et en appellent désormais à l’Etat pour conjurer la récession. L’histoire semble se répéter…